NINA GAZANIOL      WORKS      COLLABORATIONS / PARTICIPATIONS      À PROPOS      CONTACT




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DECAZEVILLE -
La montagne qui brûle.

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SPECTACLE VIDÉO 

Avec
Marion VINCENT : Dramaturgie
Alban DE TOURNADRE : Création sonore
Jérôme COFFY : Technique et scénographie

CRÉATION 2021

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Note d’intention

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“ Depuis les années 1920 ou 1930, la situation empire à chaque génération.
La mentalité c’était devenu : “borne to lose”. Alors on a créé un collectif il y
a vingt ans. Pour dire que c’était encore possible. Pour redonner du souffle,
de l’espoir. Même dans l’Aveyron, certains disent qu’on est programmé pour
crever. Sauf que si on tombe ce sera les armes à la main.”


Yves Lacout.


cité dans l’article de Sarah Finger - Libération 04/08/2017









Je suis née en Aveyron. Pour moi Decazeville a longtemps été le pire endroit d’Aveyron. Un trou à éviter. Tout du moins à contourner. Et puis cette ville est devenue ma nouvelle obsession. Sûrement parce qu’elle rassemble toutes les autres mais surtout parce que son histoire renferme, à mon sens, une part de beauté et de force, une âme particulière.

Decazeville fait donc partie de ces villes que l’on désigne sous les nombreux termes de «villes post-industrielles», «shrinking cities», «dead cities», «villes en déclins», «villes en dépeuplement», «villes rurales», «villes abandonnées», «villes en dépression», etc... Je décide pour ma part de les désigner sous le terme de VILLES GRISES dont l’imprécision rend moins fataliste et stigmatisante l’usage, tout en évoquant bien ce dont il est question dans les autres termes. À mi chemin entre la mort et la vie. À mi chemin entre la fierté et la détestation, la blessure et l’ardeur, le chaos et la beauté.

Sur ce territoire si particulier se trouve un mont appelé en occitan « lou puech que ard » : « la montagne qui brûle ». Jusqu’à aujourd’hui je trouve que ça lui va bien.





VIDEO DE REPÉRAGES - 2019